TAMA CLÉ (κλειδί / kleidí) La clé appartient à la famille des tamata du foyer, avec la maison. On la choisit pour ce qui touche à la maison et à ce que l'on espère voir s'ouvrir - un logement, un commerce, une situation qui ne bouge pas. C'est le motif le plus discret du catalogue : les fabricants grecs le proposent depuis toujours à côté de la maison, du bateau et de la voiture, mais chacun y met ce qu'il porte. C'est peut-être pour cela qu'on le choisit. ON L'OFFRE - Pour une maison, un logement espéré - Pour l'ouverture d'un commerce - Pour une situation que l'on voudrait voir se débloquer.LE GESTE En Grèce, on ne dit pas faire une offrande. On dit káno éna táma - je fais un tama. Le mot vient de tázo, promettre. On demande une grâce à un saint ou à la Panagia, ou on remercie pour une grâce reçue, et on accroche cette petite plaque de métal sur l'icône, par son ruban. Il n'y a pas de formule, pas de condition, pas besoin de prêtre.
À l'église, au monastère, ou chez soi devant l'icône de la maison. Beaucoup l'encadrent aussi, pour garder le souvenir de ce qui a été promis.
L'OBJET:
Plaque de métal repoussé, en aluminium de couleur argent.
Format : 6x8 cm. - Fabriqué par la maison Strikoudis, à Thessalonique. Quarante ans de métier, fournisseur des églises et des monastères grecs.
Livré avec son ruban et un petit mot qui explique le geste - pour l'accrocher soi-même, ou pour l'offrir à quelqu'un.
En Grèce, les tamata existent en aluminium, en argent et en or : la matière dit les moyens de celui qui l'offre, jamais la valeur de sa promesse. L'aluminium est celui du quotidien - c'est lui qui couvre les icônes dans toutes les églises du pays. Ces plaquettes ne se trouvent pratiquement pas en France.