TAMA FEMME (γυναίκα / gynaíka) Ici, on n'offre pas un organe : on confie quelqu'un tout entier. Une mère, une épouse, une sœur. Dans les grands sanctuaires grecs, les motifs pour lesquels on fait un tama sont recensés depuis longtemps : la maladie, le péril en mer, l'attente d'un enfant, un accouchement heureux, le salut d'un danger, un voyage. On l'offre pour soi-même, ou un mari et des enfants l'offrent pour elle. ON L'OFFRE - Pour la santé d'une mère, d'une épouse, d'une sœur - Pendant une grossesse difficile - Pour remercier après une guérison .LE GESTE En Grèce, on ne dit pas faire une offrande. On dit káno éna táma - je fais un tama. Le mot vient de tázo, promettre. On demande une grâce à un saint ou à la Panagia, ou on remercie pour une grâce reçue, et on accroche cette petite plaque de métal sur l'icône, par son ruban. Il n'y a pas de formule, pas de condition, pas besoin de prêtre.
À l'église, au monastère, ou chez soi devant l'icône de la maison. Beaucoup l'encadrent aussi, pour garder le souvenir de ce qui a été promis.
L'OBJET:
Plaque de métal repoussé, en aluminium de couleur argent.
Format : 6x8 cm. - Fabriqué par la maison Strikoudis, à Thessalonique. Quarante ans de métier, fournisseur des églises et des monastères grecs.
Livré avec son ruban et un petit mot qui explique le geste - pour l'accrocher soi-même, ou pour l'offrir à quelqu'un.
En Grèce, les tamata existent en aluminium, en argent et en or : la matière dit les moyens de celui qui l'offre, jamais la valeur de sa promesse. L'aluminium est celui du quotidien - c'est lui qui couvre les icônes dans toutes les églises du pays. Ces plaquettes ne se trouvent pratiquement pas en France.